ancien decombrage d'une vie putot banale..........

Croire en tout, sauf en ce qui fait mal. Aimer pour rien, aimer pour tout. Ne plus jamais souffrir. Ne plus pleurer de désillusion ou de vérité. Ne plus pleurer du tout. Ne jamais briser ses rêves. Vivre dans un autre monde, artificiel, inexistant, là où les mensonges n'existent plus. Naïveté et innocence comme mots d'ordres, être heureux, enfin. Ne jamais vouloir grandir. Etre une enfant et le rester. Heureuse dans ce monde, là où nul ne peut pénétrer. Incomprise, sans le savoir. Voilà, je vis dans ce monde... J'en
suis consciente c'est déjà une belle avancée. C'est un jeu dangeureux mais il me plaît car je n'en connaitrai jamais les conséquences. Je ne saurai jamais à quel moment je tombe, à quel moment ma déchéance sera à son comble. Je vis les yeux fermés, et quand je les ouvre c'est pour ne voir que ce que je regarde ; et je ne regarde que ce qu'il me convient de voir. Car, dans mon utopie, j'ai un jour
compris qu'on ne pouvait se complaire dans ce monde sans s'en créer un autre. Peu m'importe si je
dégringole, je ne le verrai pas. Je disparaîtrai tout en croyant que je respire encore et ce pour toujours. Car dans mon monde on ne part pas. Je succomberai le sourire aux lèvres. C'est ça ma vie.
C'est ça ma vie.
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# Posté le jeudi 25 octobre 2007 14:08

Je change, tu changes, il change, elle change, on change, nous changeons, vous changez, ils changent, elles changent... Oui, ça change de partout. Et parfois on ne s'en plaint pas tu sais.



Changer. CHANGER. Ce mot sonne mal, ce mot ne plait pas. Il rime avec grandir, il rime avec vieillir ou mûrir. Changer, se transformer, laisser une chose pour une autre... On sait ce que l'on laisse mais on ignore ce que l'on gagne. Devenir autre, physiquement, mentalement: changer. C'est fou comme changer peut faire mal, comme cela peut soulager aussi. Il y a un dicton qui dit qu'on ne peut pas vraiment changer. Mais on peut quand même essayer. Changer ce qui ne va pas, être pour le mieux, s'améliorer. Devenir meilleur, c'est du changement positif. Mais changer au final, ne serait-ce pas qu'une mascarade, qu'une vaste comédie? Se mentir à soi-même, aux autres aussi, vouloir être quelqu'un d'autre pour échapper à sa véritable nature... Etre ce que l'on aimerait que vous soyez. Se cacher derrière un masque, changer, changer pour tout... Changer pour soi, pour les autres... Pour rien.




# Posté le jeudi 25 octobre 2007 14:19

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 07:48

liberter si tu m'entend

liberter si tu m'entend
Une respiration haletante contre ma peau. Un souffle clair, souffle. Une respiration contre ma peau, nue. Une respiration nue contre une peau claire, un cri silencieux dans la pénombre. Un son à peine perceptible, entendu cependant. Des doigts crispés, hésitants d'abord puis sûrs d'eux. Un parcours sur ton corps, un parcours incertain pour un souffle fébrile. Une, deux, une autre, plus rien, un soupir, plus rien. Ta peau, c'est ta peau contre la mienne. Je te déchire, tu me détestes, je te déteste, on s'aime à la folie et on se tue à coups de griffes lubriques. Excessifs à la dérision, mais peu nous importe, ta respiration saccadée m'encourage à continuer ces caresses meurtrières. Pantelant, tu me craches ta haine à la figure, tu vacilles, je devine à tes pupilles dilatées à quel point tu me désires, à quel point tu me veux. Cela me fait sourire, alors je souris. Je ramasse négligemment mes affaires, te jette un regard, en costume d'Adam, dieu ! que tu as l'air con. J'ouvre la porte, te toise avec ironie pour la dernière fois, allume une clope, la porte à ma bouche et me tire. Libérée, libérée. LIBEREE.

Libérée, t'entends?

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 14:26

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 07:49

NOS REGLE DU JEU

On aime à faire toutes ces choses anodines que l'on ne fait jamais en temps normal, toutes ces choses qui pour tout autre ne valent rien. Ces rêves inavoués, ces cris silencieux et ces demi-mots n'existent plus, ici, on prône la sincérité, l'authenticité, le vrai. Il y a ce vendeur de glaces que l'on trouve craquant et à qui l'on achète des glaces juste pour un regard, bien trop professionnel; il y a ces kilos superflus dont l'on se fout; en vacances on devient rebelle et libertin. En vacances on n'attache plus notre ceinture de sécurité en voiture, on tire la langue aux personnes agées, en vacances on écrit de vilaines choses sur notre main gauche. On regarde tous les garçons du port, et l'on s'arrange même pour qu'ils le remarquent; on se dispute parfois, mais cela n'a, en vérité, pas la moindre importance; on écoute Europe 2 pour rêver encore; on chante à tue-tête de belles chansons d'amour ou de liberté, tout cela juste pour se donner l'illusion de vivre un peu plus fort; on se cache sous notre oreiller à chaque fois que l'on craque, on se blottit et l'on oublie, on recommence à penser à ce marchand qui fait tourner la tête, comme le manège du port, vous voyez?
Et puis un jour, on se décide enfin à aller acheter un ticket pour aller faire un tour de manège. En vacances, le mot d'ordre, c'est oser
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# Posté le jeudi 25 octobre 2007 14:34